Mardi 19 janvier ! Mont-de-Marsan : procès suite à des violences racistes

dimanche 17 janvier 2016
par  mrap40
popularité : 15%

Karim a vécu le pire dans le pays de sa naissance, la Sierra-Léone. Son père a été tué dans son champ par les bandes armées. Il a vu sa mère mourir, assassinée par les tueurs. Il avait quinze ans.

Il a choisi la France pour atténuer ses plaies et y refaire sa jeune vie.

Il a rencontré des personnes généreuses pour qui la solidarité humaine a encore un sens. Elles l’ont aidé, lui ont apporté un cadre affectif dont les tueurs l’avait privé . Les images de sa mère agonisante hantaient encore ses nuits, mais il se reconstruisait.

Jusqu’au jour où dans l’atelier municipal où il exerçait, il a du subir les brimades racistes quotidiennes d’un supérieur hiérarchique.

Cela a duré quatre ans, Pour ne pas perdre son travail, il « encaissait », ne disait rien. Mais un jour son oppresseur, sur le parking, a sorti un fusil de chasse, a chargé et a tiré en l’air.

Le traumatisme sur la côte landaise, s’est ajouté au drame vécu en Sierra Leone et a ravivé des plaies et des images d’armes qu’il surmontait progressivement.

Un procès aura lieu le 19 janvier à Mont de Marsan..

Le MRAP des Landes sera partie civile dans cette douloureuse affaire aux côtés de Karim.

Ce procès sera pour lui une épreuve lourde qui l’a déjà profondément déstabilisé.

La France a reconnu récemment Karim comme citoyen à part entière en le naturalisant.

Nous faisons confiance à la justice pour sanctionner les faits et apporter ainsi à la victime la réparation qui atténuera le souvenir douloureux de cette épreuve.

Il ne nous appartient pas de faire ici un avant-procès avant le procès de la République, Nous donnerons à nos lecteurs une information plus complète après ce procès.

Le MRAP des Landes


Brèves

14 octobre 2016 - Monsieur Dubos n’est pas une victime, mais un chroniqueur d’extrême-droite

Monsieur Dubos se pose aujourd’hui en victime du MRAP. Pour réceptacle de sa « solitude » (toute (...)