Mont de Marsan 2 décembre 2017 : Contre l’esclavage

dimanche 3 décembre 2017
par  mrap40
popularité : 18%

KARFA DIALLO : Contre l’esclavage, le partage des mémoires

Il faisait froid ce samedi matin sur la place Saint Roch à Mont de Marsan mais 140 personnes avaient répondu à l’appel des organisateurs. Le MRAP bien sûr qui avait fait la proposition de l’action et l’avait coordonnée, le groupe d’Amnesty International particulièrement investi dans le département sur la question des migrants depuis plusieurs années, mais aussi le Mouvement de la Paix, l’Association Familiale Laïque du Marsan, la LDH, France Palestine 40, la CIMADE, le CCFD, Terre Active, L’association Mémoire et Partages - 33, la Ligue de l’Enseignement), les partis Politiques (Parti Communiste français, Parti de Gauche, Parti Socialiste ) Les Syndicats (UNSA, FSU).(pour un problème de communication par mail l’UD FO n’avait pu être jointe, mais nous a apporté son total soutien depuis).
Précisons que toutes les associations des droits de l”homme, tous les partis politique (à l’exception du FN) tous les syndicats avaient été conviés à parrainer l’appel.

Le président du Conseil départemental Xavier Fortinon, le Maire de la ville de Mont de Marsan Charles Dayot ne pouvaient être présents car requis par d’autres engagements préalables, mais ils avaient assuré la diffusion de l’information auprès des autres élus, nous les en remercions.

Lors du rassemblement, les conseillers municipaux de Mont de Marsan et Saint Pierre du Mont étaient présents : les adjoints Hervé Bayard et Gilles Chauvin les conseillers des deux villes Renaud Lahitête, Stéphanie Cheddad, , Élisabeth Soulignac, Alain Baché, Eric Mezrich, Julien Paris, Alrlette Tapiau-Dangla.

Mont de Marsan fut ce samedi 2 décembre, la seule ville de la Région Nouvelle Aquitaine à se mobiliser publiquement dans le cadre de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage et contre la barbarie esclavagiste en Libye.

Présentation par Daniel Salhorgne

Après l’introduction de Daniel Salhorgne du MRAP au nom des organisateurs, Karfa Diallo a pris la parole devant le public. Pour symboliser l’esclavage une ligne de personnes rassemblées s’était enchaînée.

Karfa Diallo est le président de Mémoire et Partages. Cette association oeuvre pour le partage de mémoires apaisées comme il l’avait rappelé en 2015 au club de la presse de Bordeaux.
Il y rappelait le besoin impératif de ce partage pour dépasser la conurrence des identités et des mémoires.

Sans l’action de Karfa Diallo, des trous de mémoire béants affecteraient la capitale girondine. Il a sensibilisé les élus , les acteurs de la ville à la question de l’esclavage et aujourd’hui chacun peut suivre un parcours du Bordeaux négrier avec plusieurs étapes mémorielles.

Le MRAP mène une action pluri-annuelle “sur les pas de la mémoire” pour le partage des mémoires dans le cadre de la politique de la ville (en partenariat étroit avec l’équipe de l’Agglo Marsan de nos quartiers). En août nous avions conduit des jeunes à Bordeaux et nous avions pu mesurer les capacités pédagogiques et la force de conviction de Karfa.

Mais ce samedi, le discours de Karfa Diallo était d’une grande dimension universaliste dans laquelle nous nous inscrivons.
Il a rappelé que l’esclavage n’était pas que le fait de l’occident, ce qui n’excuse en rien les responsabilités de ce dernier, que durant des siècles les populations noires ont du aussi subir les négriers arabes, et que des chefs d’Etat corrompus d’Afrique portent aussi une lourde responsabilité.

A ceux qui ne voient dans les évènements actuels en Libye, que la seule conséquences d’un interventionnisme qui a livré ce pays au chaos, Karfa Diallo voit aussi dans les images révélées par CNN, la résurgence de la traite trans-saharienne.

Le monde binaire n’est pas celui de Karfa Diallo, celui de camp du bien et du mal, camps réversibles selon les sensibilités politiques.
Il appréhende l’esclavagisme dans sa complexité, sa diversité, son passé, son présent et espérons le, son absence d’avenir. Le seul fil directeur de l’esclavagisme est celui de la domination de certains hommes sur d’autres hommes dans la recherche obsesionnelle du profit .

Esclavagisme, travail forcé, mais aussi prostitution de ces femmes alignées sur les trottoirs, l’esclavagisme s’inscrit dans les rapports de domination quelles que soient les sociétés d’hier et d’aujourd’hui, quels que soient les esclavagistes, quelles qu’en soient les populations victimes.

Nous vous invitons à écouter le discours de Karfa Diallo.


Brèves

14 octobre 2016 - Monsieur Dubos n’est pas une victime, mais un chroniqueur d’extrême-droite

Monsieur Dubos se pose aujourd’hui en victime du MRAP. Pour réceptacle de sa « solitude » (toute (...)